CH Laval et Enosia : un partenariat pour des parcours de soins sans rupture
Le CH de Laval et l’association mayennaise Enosia ont signé le 27 mars une convention de partenariat pour mieux coordonner soins hospitaliers et accompagnement social, afin de garantir des parcours de soins fluides et adaptés aux personnes les plus vulnérables.
Un partenariat structurant au service de parcours sans rupture
Ce partenariat entre le CH de Laval et l’association Enosia s’inscrit dans une volonté commune de mieux coordonner les soins hospitaliers, l’accompagnement social et les solutions d’hébergement. Il vise à éviter les ruptures de parcours pour les personnes en situation de vulnérabilité, en favorisant une approche globale et coordonnée entre les acteurs du sanitaire et du social.
Améliorer le parcours de soins des publics les plus fragiles
La convention poursuit plusieurs objectifs :
- améliorer la continuité des parcours de soins des publics précaires ;
- réduire les hospitalisations évitables ou inadéquates ;
- répondre aux besoins spécifiques des personnes vulnérables ;
- renforcer la coordination territoriale ;
- développer des actions conjointes de sensibilisation et de formation ;
- soutenir des projets innovants.
Des coordinations déjà concrètes entre les équipes
Le partenariat repose sur des collaborations existantes, qui seront consolidées et développées. Plusieurs dispositifs sont d’ores et déjà en place :
- des échanges réguliers entre la Cellule Parcours et Ordonnancement (CHL), l’Équipe Mobile Précarité Santé et l’Équipe Mobile Psychiatrie Précarité (Enosia) afin de prévenir les passages inadéquats aux urgences et d’organiser des alternatives à l’hospitalisation ;
- des rencontres bimestrielles entre le Centre Médico-Psychologique, l’Unité Médico-Psychologique, l’Infirmière en Pratique Avancée des urgences (CHL) et l’Équipe Mobile Psychiatrie Précarité (Enosia) ;
- des liens étroits entre la maternité (CHL) et la Maison d’Accueil pour Femmes (Enosia) pour accompagner des situations périnatales complexes (grande précarité, psychotraumatisme, parcours migratoire, violences) ;
- des réunions régulières favorisant le repérage des situations de précarité, l’accès aux soins et le partage d’informations ;
- des coordinations dans le cadre de l’accompagnement des personnes sortant d’incarcération ;
- des relais entre les équipes d’addictologie et de psychiatrie (CHL) et les dispositifs de psychiatrie précarité (Enosia).
Une mobilisation conjointe au service de l’accès aux soins
Au cœur de cette coopération, la Permanence d’Accès aux Soins et à la Santé (PASS) du Centre hospitalier de Laval joue un rôle central. Elle constitue un point d’entrée majeur pour les personnes en situation de grande précarité, notamment celles sans droits ouverts ou confrontées à des ruptures dans leur parcours de soins.
La PASS propose une prise en charge globale adaptée aux besoins des patients : bilans de santé, soins infirmiers, consultations médicales, accompagnement psychologique, évaluation sociale, délivrance des traitements prescrits, ainsi qu’une orientation et une coordination avec les partenaires médicaux, sociaux et associatifs. Elle intervient également de manière mobile sur l’ensemble du territoire mayennais afin d’aller à la rencontre des personnes les plus isolées.
À propos des partenaires
Enosia
L’association Enosia propose en Mayenne un accompagnement global destiné à des personnes majeures dans les domaines de la santé, de l’habitat, de l’insertion et de la solidarité. Son pôle Santé joue un rôle clé dans la prise en charge des parcours complexes, en s’appuyant sur des équipes mobiles en santé mentale et somatique, des dispositifs d’hébergement médico-sociaux, des services de soins (notamment en psychotraumatisme) et des accueils de jour.
Centre hospitalier de Laval
Établissement public de santé, le Centre hospitalier de Laval est engagé dans les missions de soins, de prévention et d’accompagnement, notamment en direction des personnes en situation de grande précarité. Il s’appuie sur l’ensemble de son offre hospitalière (urgences, spécialités, santé mentale, addictologie, pôle femme-enfant) ainsi que sur la PASS pour garantir un accès effectif aux soins.